Comparaison entre S. Colbert de Castlehill et l’abbé Sieyès

Comparaison entre l’évêque de Rodez, S. Colbert de Castlehill, figure ignorée des historiens et l’abbé Sieyès, icône de la Révolution.

Christine FAURÉ
Directrice de recherche émérite au CNRS (Triangle ENS‐Univ. Lyon).

Christine Fauré est sociologue et historienne des idées politiques. Elle est l’éditrice de: Les Déclarations des droits de l’homme de 1789, Payot/poche en 1988‐1992 ; Les Manuscrits de l’abbé Sieyès, Champion, 1999 et 2007 ; la Nouvelle Encyclopédie politique et historique des femmes, Belles‐ Lettres 2010 (en anglais chez Roultledge et en espagnol chez Akal), Elle est l’auteur de : Ce que déclarer des droits veut dire : histoires, PUF et Belles Lettres, 1997‐2011, prix de l’Académie des Sciences morales et politiques ; Mai 68 jours et nuits, Découvertes / Gallimard, 1998‐2008‐2018 ; Les néo‐ conservateurs à la française, Milan, Mimesis, 2015. Derniers articles parus : Les Temps Modernes (2019) : « Hannah Arendt, la démocratie directe et mai 68 » ; « Qu’est‐ce qui fait constitution pour Hannah Arendt », in Hannah Arendt, la révolution et les droits de l’homme, Kimé, 2019

Comparaison entre l’évêque de Rodez, S. Colbert de Castlehill, figure ignorée des historiens et l’abbé Sieyès, icône de la révolution – 1789‐1790.

Deux ecclésiastiques, membres du Haut Clergé ou initiés à son administration, s’engagent dans la Révolution en 1789 : Seignelay Colbert de Castlehill (né en Écosse en 1735 ou 1736, mort en Angleterre en 1811), ancien grand vicaire de l’archevêque de Toulouse Loménie de Brienne, puis évêque de Rodez ; l’abbé Sieyès (1748‐1836), grand vicaire de Lubersac l’évêque de Chartres, auteur en 1788‐1789 du célèbre Qu’est‐ce que le Tiers État ? Ils participent aux états provinciaux, de leur région, respectivement la Haute Guyenne et l’Orléanais. Ils se sont rencontrés à Versailles le 22 juin 1789 peu avant la transformation des états généraux en Assemblée nationale. Ce même jour, l’évêque Colbert de Castlehill se rallie au Tiers. Sieyès bien qu’appartenant au Clergé, est élu in extremis député du Tiers de Paris, cas unique pour un religieux. Devenus l’un et l’autre député à la Constituante, ils sont actifs dans de nombreux comités révolutionnaires. Mais tous les deux défendent la dîme, cet impôt honni payé au Clergé, et avec quels arguments. Ils développèrent chacun une conception du droit naturel qui constitue un trait d’union entre les idées d’émancipation propres aux Lumières et leur application révolutionnaire.

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